Le Syndicat des Professionnels de l’Administration Pénitentiaire du Tchad (SYPAP/T) et le Syndicat National des Personnels de l’Administration Pénitentiaire (SYNAPAP) ont annoncé, ce lundi 22 décembre 2025, le lancement d’une grève d’avertissement de quatre (04) jours.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse tenu à la Bourse du Travail à N’Djaména. Prenant la parole, le chargé des revendications des deux syndicats, Ngartodjima Ngarlem Ngarguinam, a indiqué que cette décision fait suite à une assemblée générale tenue le 20 décembre 2025, au cours de laquelle les syndicats ont procédé à l’évaluation de l’évolution de leurs différentes revendications.
Selon lui, malgré plusieurs démarches, aucune avancée significative n’a été constatée sur des points jugés essentiels. Il a notamment cité la non-titularisation des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire après neuf (09) mois d’exercice, la nécessité de la révision des textes régissant le système pénitentiaire, la non-dotation en tenues professionnelles, ainsi que le manque d’équipements et de moyens logistiques dans les maisons d’arrêt (fourgonnettes, ambulances, véhicules de liaison et de service).
À ces difficultés s’ajoute, a-t-il précisé, le non-respect des dispositions de la loi n°036/PR/2016 et de la loi n°19/PR/2017 relatives à l’administration pénitentiaire.
Face à cette situation, le SYPAP/T et le SYNAPAP ont décidé d’observer une grève d’avertissement de quatre (04) jours, du 23 au 27 décembre 2025, avec une cessation partielle des activités.
Cette cessation concernera principalement l’arrêt des dépôts, des extractions et des visites dans les établissements pénitentiaires. Toutefois, les deux syndicats ont tenu à préciser qu’ils restent ouverts au dialogue avec les autorités compétentes en vue d’une issue favorable.
Pansi Crépin Karbo / Dari Infos