Action humanitaire : ATAHS outille son personnel sur la prévention de l’exploitation sexuelle et la redevabilité
Les travaux ont été ouverts par le directeur de l’ONG ATAHS, Choua Adei Khalil, en présence des membres du personnel.
Selon le coordinateur de l’organisation, Mahamat Al-Nazir Ouchar, cette session visait à renforcer la compréhension du personnel sur les principes de prévention des abus et de l’exploitation sexuels, à rappeler les normes de conduite attendues de chaque agent, ainsi qu’à consolider les mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge des cas éventuels.
Dans son allocution d’ouverture, Choua Adei Khalil a souligné que la prévention de l’exploitation et des abus sexuels constitue une exigence fondamentale pour toutes les organisations intervenant auprès des communautés, en particulier celles accompagnant des personnes en situation de vulnérabilité.
« En tant qu’acteurs humanitaires et de développement, nous avons la responsabilité collective de garantir un environnement sûr, respectueux et exempt de toute forme d’abus, de harcèlement ou d’exploitation sexuelle », a-t-il déclaré.
Le directeur de l’ONG a indiqué que cet atelier représente une opportunité de renforcer les connaissances du personnel, de clarifier les responsabilités individuelles et institutionnelles, de mieux maîtriser les mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge, tout en promouvant une culture organisationnelle fondée sur l’éthique, l’intégrité, le respect de la dignité humaine et la protection des bénéficiaires.
La session de formation, d’une journée, a été assurée par Flora Ehbé, responsable de la protection, et Zakaria Issa Moustapha, responsable MEAL.
Au cours de la matinée, Flora Ehbé a animé un module consacré à la protection contre l’exploitation et les abus sexuels. Les échanges ont porté notamment sur les définitions clés de l’EAS, le déséquilibre de pouvoir entre le personnel humanitaire et les bénéficiaires, les règles de conduite et le principe de tolérance zéro inscrits dans la politique PSEA, les conséquences des abus, ainsi que les mécanismes de signalement et la protection des lanceurs d’alerte.
L’après-midi a été consacrée à l’approche « Do No Harm » et à la redevabilité. Animée par Zakaria Issa Moustapha, cette séquence a abordé les principes humanitaires, les fondements de l’approche « Do No Harm », l’identification des facteurs de tension et des connecteurs de paix, les précautions à observer dans la mise en œuvre des interventions, ainsi que les mécanismes de redevabilité, notamment l’écoute des communautés, la mise en place de comités de sélection mixtes et transparents et l’installation de boîtes à suggestions fonctionnelles.
À travers cette initiative, l’ONG ATHAS réaffirme sa volonté de promouvoir des pratiques humanitaires conformes aux standards de protection, de redevabilité et de respect de la dignité des populations bénéficiaires.