La Coordination des associations de la société civile pour la défense des droits de l’homme (CASCIDHO), partie civile dans l’affaire Abdoulaye Miskine, s’est félicitée du verdict rendu par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena. Lors d’un point de presse tenu ce jeudi 10 septembre 2026, l’organisation a qualifié d’« historique » la condamnation à 15 ans de prison ferme assortie de 30 millions de FCFA de dommages-intérêts pour chacune des victimes.
Pour la CASCIDHO, cette décision constitue un signal important dans la lutte contre l’impunité et rappelle que les auteurs de crimes graves doivent répondre de leurs actes devant la justice, indépendamment de leur statut. L’organisation estime également que le verdict marque une étape dans la reconnaissance judiciaire des droits et des souffrances des victimes.
Le Collectif des avocats des victimes, représenté par Me Aguidi Messie, avocat de la partie civile, a également salué la décision de justice. Selon lui, les victimes ont attendu plusieurs années avant de voir leurs souffrances prises en compte et leur statut officiellement reconnu par la justice.
La partie civile entend toutefois poursuivre la procédure sur le volet de l’indemnisation. Les avocats ont annoncé leur intention de faire appel du montant des dommages-intérêts, qu’ils jugent insuffisant au regard de l’ampleur des préjudices subis par les victimes.
Le point de presse était notamment animé par Mahamat Diagadimbaye, coordonnateur national de la CASCIDHO, et Me Aguidi Messie, avocat de la partie civile.
Pour la CASCIDHO, cette affaire dépasse le seul cadre de la condamnation pénale. Elle constitue, selon l’organisation, une étape importante dans la reconnaissance des victimes, la réparation des préjudices et le renforcement de la lutte contre l’impunité au Tchad. Si le verdict constitue une avancée judiciaire majeure, la partie civile estime que le combat se poursuit pour obtenir une réparation qu’elle considère à la hauteur des préjudices subis.
Maidjamon Marguerite / Dari Infos