CNJT : Faut-il soutenir le palu qu’on connait déjà ou bien la peste qui serait probablement plus dangereuse? Par Ahmat Adoum Moussa, Auteur et Journaliste
Le 10 octobre dernier le président du comité d’organisation du 5ème congrès ordinaire du Conseil National de la Jeunesse(CNJT), a rendu public un appel à candidature pour le renouvellement des instances dirigeantes du Conseil.
Juste neuf(9) jours après, le 19 octobre 2025 pour être précis, des représentants de 156 organisations, regroupés sous la coalition «Jeunesse et Synergie», ont rendu public, leur intention de soutenir la candidature du président sortant, Abakar Allamine Dangaya.
Cette candidature du président sortant, surnommé Paul Biya, de la jeunesse par un internaute, parce qu’il est candidat à sa propre succession après 4 années passées à la tête du CNJT, est soutenue par certains jeunes et critiquée par d’autres.
On peut ne pas aimer quelqu’un ou partager son opinion, c’est bien normal et même souhaitable dans un pays démocratique mais nos différences doivent nous fédérer tout simplement pour l’intérêt de la jeunesse tchadienne.
Osons le dire haut et fort, Abakar Allamine Dangaya n’a pas été un dirigeant parfait mais faut-il lui reconnaître certaines qualités. Il a souvent profité des occasions pour mettre les autorités mal à l’aise sur les conditions de la jeunesse dans un langage direct et franc.
Faut-il le rappeler, ce congrès intervient dans un contexte particulier où la jeunesse tchadienne fait face à de nombreux défis qui freinent son épanouissement, d’une part et victime de son propre comportement d’autre part.
Hypocrisie, trahison, jalousie et la quête permanente des intérêts égoïstes ont fragilisé le milieu de la jeunesse. Or ces maux ne devraient normalement pas être le crédo d’une jeunesse sérieuse et qui rêve de changer ses conditions.
Toutefois, la jeunesse tchadienne doit prendre conscience et élire des personnes capables de lutter efficacement pour le changement de ses conditions.
De ce qui précède, vaut mieux prescrire des médicaments au palu qu’on connait déjà bien qu’une peste qui serait probablement plus dangereuse.
Ahmat Adoum Moussa.