Dans plusieurs lieux de culte, notamment dans certaines églises urbaines, un fait attire de plus en plus l’attention des fidèles : le port de vêtements jugés inappropriés par certaines choristes, notamment des pantalons très moulants ou des hauts suggestifs laissant parfois transparaître les seins chez les femmes.
Si ces choix vestimentaires peuvent paraître banals dans l’espace public, ils suscitent pourtant un malaise lorsqu’ils s’invitent dans un cadre sacré comme l’église censée incarner la morale humaine et témoigner un attachement aux valeurs chrétiennes.
Nombreux sont les fidèles qui dénoncent une contradiction entre le message spirituel véhiculé dans les chants et l’apparence de celles (et parfois ceux) qui les interprètent. Certains y voient un glissement préoccupant vers une forme de « spectacle » où l’image prime sur l’élévation spirituelle.
« On ne vient pas à l’église pour un défilé de mode », s’indigne une fidèle.
D’autres parlent de distraction plutôt que d’édification surtout pour les jeunes dans l’assemblée.
Au-delà de la simple question de goût, ce débat renvoie à une tension plus profonde entre modernité et spiritualité, liberté individuelle et exigence religieuse.
Les défenseurs d’une évangélisation contextualisée évoquent l’évolution des mentalités, l’influence des réseaux sociaux et le droit à l’expression personnelle. Mais pour les tenants d’une liturgie disciplinée, la pudeur reste un langage de foi, un acte d’adoration silencieux qui honore Dieu autant que les chants et le comportement vestimentaire en traduit l’ultime but « évangéliser ».
Certains pasteurs et encadreurs musicaux font face à une réticence de jeunes, les qualifiant de non civilisés confondant amèrement l’habillement qui honore Dieu et celui qui honore le diable.
La spiritualité de nos jours appelle à une « formation holistique » de jeunes , surtout des choristes incluant non seulement la technique vocale, mais aussi la posture, la décence et le témoignage par l’apparence. Car, rappellent-ils, l’estrade n’est pas une scène et la louange ne saurait être un espace de tentation.
La tenue des choristes pose une question de fond : peut-on prétendre conduire l’assemblée vers Dieu tout en éveillant la la tentation charnelle chez certains par des choix vestimentaires moins décents ? Le débat reste ouvert mais l’appel à la cohérence, lui est clair.
Mivourbé Olivier/Dari infos