La Coalition Ensemble pour le Changement (CEC) interpelle le Gouvernement sur la situation politique et sécuritaire qui prévaut dans le pays.

Dans un communiqué publié le 20 juin 2025 et signé de son coordonnateur, Ahmat Hassaballah Soubiane, la Coalition Ensemble pour le Changement (CEC) dit que rien ne fonctionne dans le pays. Pour la coalition, le système semble être gangrené à tous les niveaux, et la politique de « banalisation » des actes graves a atteint son paroxysme.

« Le quotidien des Tchadiens est marqué par le non-respect des lois, le népotisme, le clanisme, les détournements et les pillages des fonds publics, ainsi que par des conflits intercommunautaires. Les insultes et les agressions verbales entre les différentes corporations communautaires du pays, diffusées sur les réseaux sociaux, aggravant encore la situation. En somme, une très mauvaise gouvernance s’installe, évoluant vers un chaos sécuritaire « , a déploré le coordonnateur de CEC dans son communiqué.

Tout en interpellant le Gouvernement, et en premier lieu le Président de la République, afin qu’ils mettent fin à la « cacophonie » au sein de l’exécutif, la CEC souligne qu’il est urgent d’activer tous les leviers politiques, administratifs et sécuritaires pour assurer l’autorité de l’État et garantir un minimum de bonne gouvernance.

« Les actes que le Président a reconnus et condamnés publiquement doivent faire l’objet de sanctions appropriées. Sur le plan du népotisme et du clanisme, des efforts doivent être déployés pour promouvoir la diversité et l’inclusion », dénonce la CEC dans son communiqué.

Concernant les conflits intercommunautaires, la CEC indique qu’un travail de prévention en amont comme en aval doit être engagé par la Médiature de la République et le système judiciaire. La coalition ajoute que le Parlement doit proposer des lois visant à pénaliser les propos insultants ou haineux à l’encontre des communautés.

Selon la Coalition Ensemble pour le Changement, le Chef du Gouvernement doit agir pour mettre fin aux « propos chaotiques et improvisés » de certains responsables de la sécurité, qui loin de rassurer, ne font qu' »ajouter de l’huile sur le feu ».

« Enfin, la désorganisation qui s’installe résulte en partie de l’absence de sanctions judiciaires efficaces contre les actes reconnus par le sommet de l’État », conclut la CEC dans son communiqué.

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