Des citoyens rapportent des cas récurrents où des justiciables se voient réclamer des sommes d’argent par des agents du Commissariat de Sécurité Publique n°17, situé dans le quartier Toukra, 9e arrondissement. Ces pratiques soulèvent des interrogations sur leur conformité avec la législation en vigueur.
Le cas de Mahamat Guedmbaye est cité en exemple. À la suite d’un différend réglé à l’amiable, il s’est engagé à réparer le préjudice causé à la partie plaignante. Malgré cet accord, il aurait été invité à verser une somme de 50.000 FCFA au commissariat. Ne disposant pas des moyens nécessaires, il est maintenu en garde à vue depuis plusieurs jours.
Selon le Code de procédure pénale, la garde à vue est une mesure d’enquête limitée dans le temps et placée sous le contrôle du procureur de la République. Elle ne peut être utilisée comme sanction financière. De même, les amendes doivent être prévues par la loi et prononcées par une autorité compétente, généralement un juge ou dans le cadre d’une procédure forfaitaire prévue par les textes.
Ces pratiques, si elles se confirment, peuvent avoir des impacts sociaux importants. Elles touchent particulièrement les citoyens aux revenus modestes, qui se retrouvent privés de liberté faute de moyens financiers. Elles alimentent également un climat de méfiance vis-à-vis des institutions chargées de garantir la sécurité publique.
Face à ces situations, des voix s’élèvent pour demander davantage de transparence et un contrôle renforcé des commissariats. Les observateurs estiment un j que la clarification des procédures et le respect strict du cadre légal sont nécessaires pour préserver la confiance entre la population et les forces de sécurité.
Nouvelles.TD