Un bac à ordure construit à grands frais par l’exécutif actuel de la commune de Sarh dans le quartier résidentiel dans le 2ème arrondissement, a côté du terrain Roy, à proximité du grand marché, devait contribuer à améliorer la salubrité publique. Mais quelques mois seulement après sa mise en service, le constat est amer : la population et surtout les commerçants du grand marché continuent de déposer les déchets tout autour du bac, au lieu de l’utiliser correctement.
Selon Sidothè Beteloum, secrétaire des séances de la commune de Sarh, cette situation est d’autant plus préoccupante que des pratiques douteuses sont associées à la gestion des ordures. « Les commerçants du grand marché engagent souvent des enfants mineurs, âgés de 8 à 13 ans, moyennant 100 francs CFA, pour transporter leurs déchets. Mais au lieu de les mettre dans le bac, ces enfants préfèrent les déverser à côté » et le problème ne s’arrête pas là. La majorité de ces ordures proviennent des oignons et de leurs épluchures. Ces jeunes collecteurs, une fois les déchets reçus, les étalent autour du bac afin d’en trier certains éléments, qu’ils revendent ensuite à des femmes mossos. Cette pratique, en plus de dégrader l’hygiène du site, entretient un environnement insalubre dans cette zone pourtant stratégique de la ville.
Face à cette situation, Sidothè Beteloum lance un appel ferme à la population et particulièrement aux commerçants : « Utilisez ce bac à ordures. Arrêtez d’encourager les enfants à trier et revendre les déchets. » Il annonce par ailleurs que la commune de Sarh déploiera prochainement des agents de sécurité spécialement affectés au suivi et à l’entretien du bac, afin de mettre fin à ces dérives.
Déoudé Ndjilbé Appolinaire/correspond Sarh