Confrontés au vieillissement et au recul de la fécondité, des pays développés et émergents sont en quête du renouvellement de leurs populations

Alors que le Tchad et d’autres pays africains sont appelés à réaliser leur transition démographique, nombre de pays développés et émergents voient leurs populations caractérisées par le vieillissement et le recul de la fécondité. Cette situation les affaiblit sur le plan mondial. Ces dernières années, ils sont favorables à des politiques natalistes et sont prêts à toutes les mesures incitatives pour espérer le renouvellement de leurs populations.

Les pays développés et émergents étaient tous animés par la recherche de la croissance économique et la réduction des politiques sociales. Ils ne voyaient pas venir le déclin démographique en ce début du 21ème siècle. La population est un élement de puissance dans les pays occidentaux et de l’Asie de l’Est. C’est ce qui explique leurs politiques natalistes incitatives.

Les USA et la Chine, les deux super puissances de l’heure, sont fortement concernés.

Dans le pays de Donald Trump, les centres pour le contrôle et la prévention des maladies révèlent que 3,6 millions de bébés sont nés aux États-Unis en 2024, avec un taux de fécondité avoisinant les 55 naissances pour 1 000 femmes en âge de procréer. Le Républicain a déjà fait part de son intention de prendre des mesures sociales en faveur des jeunes pour qu’ils se marient et mettent au monde des enfants.

Dépassée par l’Inde, la Chine ne veut pas se laisser faire. Le Conseil d’État a présenté des mesures pour relancer la natalité dans le pays. Il s’agit de construire « une nouvelle culture du mariage et de la procréation ». Il veut pour cela encourager « le respect de la procréation, les mariages à l’âge approprié et le partage des responsabilités entre les parents au sujet de la garde des enfants ». Les mesures proposées comprennent ainsi l’amélioration de l’assurance maternité, des congés de maternité, des subventions et des ressources médicales pour les enfants. Le conseil des ministres a également invité les gouvernements locaux à prévoir un budget pour les services de garde d’enfants et à prélever des taxes et des redevances préférentielles pour eux.

 

Outre la maternité, les mesures touchent aussi d’autres domaines, comme celui de l’éducation. Les autorités locales sont invitées à renforcer l’aide financière aux étudiants issus de familles défavorisées, avec une mention de « l’expansion progressive de la portée de l’éducation gratuite.

Confronté à un vieillissement rapide de sa population et une natalité en chute libre, le Japon, un autre pays développé semble avoir trouvé une solution originale pour remédier à ce paradoxe : tout miser sur la Génération Z. Alors que les jeunes sont souvent perçus comme indifférents aux enjeux de parentalité, notamment parce que cela leur parait trop difficile, le pays leur offre un cadre de vie séduisant et rassurant. Ce soutien touche à la fois les emplois, les logements et l’éducation. Des initiatives inédites, qui pourraient bien contrer les inquiétudes liées à la précarité.

En Italie, où les taux de natalité déclinent principalement dans les zones rurales, certaines administrations locales proposent des subventions financières aux couples se mariant et s’installant dans de petites communes. Ces incitations visent à revitaliser les communautés en attirant des jeunes couples capables de contribuer à l’économie locale. Les fonds peuvent être alloués à l’achat d’un logement ou à des projets d’entrepreneuriat, offrant ainsi une opportunité attrayante pour les couples démarrant leur nouvelle vie.

Du côté des pays émergents, le Vietnam met fin à la limite de deux enfants par famille, après près de quarante ans. Ces trois dernières années, le taux de fécondité s’est situé en dessous du seuil de renouvellement fixé à 2,1, atteignant des niveaux « historiquement » bas, a déploré mercredi le ministère de la santé. De 2,11 enfants par femme en 2021, le taux a chuté à 1,91 en 2024.

Singapour, par le biais de son « Forfait Mariage et Parentalité », propose des incitations financières aux couples pour les aider à concrétiser leur désir de fonder une famille. Sous forme de « Bonus Bébé », cette aide financière est octroyée progressivement, débutant par la naissance du premier enfant. De plus, des subventions pour le logement sont également accordées pour soutenir l’institution du mariage et le développement familial.

La Corée du Sud fait face à un véritable défi démographique. Avec une population vieillissante et un taux de natalité de seulement 0,7 enfant par femme, le plus bas au monde, le pays pourrait perdre jusqu’à 20 millions d’habitants d’ici à 2070. Confronté à ce scénario alarmant, Séoul commence à envisager l’immigration comme solution pour maintenir son économie à flot. Les investissements gouvernementaux de l’ordre de 300 milliards de dollars canadiens dans différents programmes incitatifs depuis 2006 n’ont pas permis de renverser cette tendance qui fait craindre le pire.

Certains pays comme le Canada sont même favorables à l’accueil des migrants pour combler le gap.

Succès Ngarpolo/Dari Infos

 

 

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