Le vendredi, 29 août 2025 à Accra au Ghana, des personnes ont manifesté pour exiger l’annulation de la dette des pays africains.
Ces manifestations, qualifiées de « rassemblement panafricain pour la justice commerciale et l’annulation de la dette », sont initiées par l’Organisation Régionale Africaine de la Confédération Syndicale Internationale (CSI-Afrique) et le Congrès des Syndicats (TUC) du Ghana, avec le soutien d’autres organisations de la société civile, de chefs religieux et de groupes de jeunes.
Au cours de ces manifestations, les organisateurs ont appelé à l’annulation « totale et inconditionnelle » de la dette extérieure de l’Afrique, qu’ils considèrent comme « insoutenable » et comme une forme de « justice réparatrice ».
Ils estiment que la dette entrave le développement du continent et empêche les Gouvernements de financer des services essentiels.
Le Secrétaire Général de la CSI-Afrique, Joel Akhator Odigie, a souligné que la dette est un « obstacle » au développement de l’Afrique et que le rassemblement est une « déclaration et une demande d’annulation de la dette pour une justice réparatrice ».
Les manifestants ont également dénoncé les flux financiers illicites qui saignent l’Afrique de ses richesses et ont demandé une refonte de l’architecture financière mondiale. Ils ont profité de l’occasion pour remettre une pétition au Ministre ghanéen des Finances, Gassiel Ato Forson, demandant que les ressources libérées par l’annulation de la dette soient utilisées pour la création d’emplois, les salaires, la protection sociale et la résilience climatique.
Après avoir reçu la pétition, le Ministre des Finances du Ghana a fait écho aux préoccupations des manifestants, reconnaissant la nécessité d’un « mécanisme de résolution de la dette plus équitable et plus durable ».
Pansi Crépin Karbo/Dari Infos