Ce samedi 16 Août 2025, la salle des réunions de la délégation provinciale de l’éducation nationale de Sarh a servi de cadre aux chefs d’établissements, responsables administratifs et autorités locales autour d’un objectif commun : dresser un état des lieux du système éducatif et tracer de nouvelles perspectives.
Mme Djikoloum Mongalbaye, déléguée provinciale de l’Éducation nationale, à saluer l’engagement constant du délégué général du gouvernement auprès de la province, Abderamane Ahmat Bargou, pour son attachement au développement de l’éducation. Elle a rappelé que, conformément aux instructions données deux mois plus tôt, les grands lycées publics ont transmis leurs bilans financiers, ouvrant ainsi la voie à cette rencontre d’échanges. Elle a insisté sur la nécessité d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage décent : des salles de classes propres, aérées, des places assises suffisantes et un environnement salubre. Mme Djikoloum a par ailleurs mis en avant l’importance du chantier 4 du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui vise à refonder le système éducatif et à bâtir un plan ambitieux pour la jeunesse et le sport.
Prenant la parole à son tour, le délégué général du gouvernement, Abderamane Ahmat Bargou, a rappelé que l’éducation, après la santé, devient désormais une priorité dans le cadre de la décentralisation. Il a dénoncé certains abus tels que les frais d’inscription excessifs dans certaines écoles privées, le fonctionnement d’établissements sans autorisation et le manque de transparence dans la gestion scolaire. Selon lui, la rigueur et le contrôle doivent désormais s’imposer aussi bien dans le public que dans le privé, afin de garantir un enseignement de qualité et protéger les élèves. Il a exhorté les acteurs éducatifs à un changement de comportement, dans le respect de la vision présidentielle qui réclame plus de responsabilité et d’équité.
La rencontre s’est achevée sur des échanges francs, où les chefs d’établissements ont présenté leurs doléances, parmi lesquelles le manque d’infrastructures scolaires et de moyens. Malgré les difficultés, le délégué général a invité chacun à redoubler d’efforts pour redonner au système éducatif du Moyen-Chari sa lettre de noblesse. Il a par ailleurs proposé de mettre en place un système de compétition entre établissements afin de primer les meilleurs à la fin de l’année scolaire. Une perspective qui pourrait insuffler une nouvelle dynamique dans la gouvernance éducative de la province.
Déoudé Ndjilbé Appolinaire/correspond Sarh