En République Centrafricaine, le coordonnateur politique des 3R dénonce l’attaque de ses bases et appelle au respect de l’accord
Le mouvement des 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) dénonce les agressions de ses bases par les « mercenaires russes du groupe Africa Corps, l’ancienne milice Wagner » contre ses bases et appelle au respect de l’accord de paix signé le 10 juillet 2025 avec le Gouvernement centrafricain sous l’égide du Gouvernement tchadien.
À la suite d’attaques qu’il attribue à la « milice russe de Wagner, devenue depuis ou Africa Corps et placée directement sous tutelle du Ministère russe » depuis la disparition de son fondateur Prygogine, Yaya Amadou, le Coordonnateur politique du mouvement des 3R, a dénoncé ces agressions qu’il a qualifiées de « violation » de l’accord de paix signé le 10 juillet dernier à Bangui entre son mouvement et le Gouvernement de la RCA. Selon lui, si les attaques des mercenaires russes se poursuivent, ils pourraient être contraints de reprendre les combats.
Yaya Amadou a appelé la Communauté Internationale, notamment le Tchad qui a joué la méditation à être témoin de ces événements et l’a invitée à assurer la protection des ex-combattants engagés dans le processus de désarmement. Il a également averti que si le Gouvernement continue de violer l’accord de paix, les conséquences seraient pires qu’auparavant.
Pour l’instant, le Gouvernement centrafricain n’a pas réagi officiellement à ces accusations du mouvement des 3R. La situation est donc très volatile, et la société civile ainsi que certains partis politiques exhortent le gouvernement à agir rapidement pour préserver le processus de paix.
Il est important de noter que le groupe 3R a signé un accord de paix avec le Gouvernement centrafricain le 10 juillet 2025 en présence des Ministres tchadiens des Armées et de la Communication, représentants le Gouvernement tchadien, entraînant la dissolution du groupe et le désarmement de certains de ses combattants. Les tensions actuelles montrent que la mise en œuvre de cet accord est fragile et que les défis pour une paix durable en Centrafrique persistent.