Le GCAP publie un mémorandum sur l’état des institutions et de la nation baptisé « Tchad, État dealer et informel à gouvernance hasardeuse-prison à ciel ouvert »
Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a publié ce 20 septembre 2025 au cours d’un point de presse dans un hôtel de la place, un mémorandum sur l’état des institutions et de la Nation baptisé : « Tchad, État dealer et informel à gouvernance hasardeuse-prison à ciel ouvert », où est dressée la situation politique, sociale, économique, judiciaire et des droits de l’Homme.
Ce mémorandum d’une quarantaine de pages présenté par le GCAP dresse de manière mitigée le fonctionnement des institutions de la République.
Selon le mémorandum, l’autorité de l’État est « quasiment bafouée » par les personnes qui les occupent précisant aussi que les personnalités « placées » dans les différentes institutions et les différents ministères sont là soit par « récompense ou soit connaissance ».
Sur l’état de la Nation, le mémorandum pointe du doigt la montée grandissante des conflits intercommunautaires, la cherté de vie qui touche presque tous les Tchadiens, la rareté des produits pétroliers dans le pays, ainsi que la situation de l’éducation et de la santé.
Le document souligne que, toutes ces difficultés plongent dangereusement le pays vers un avenir très incertain.
La modification de la Constitution adoptée par l’Assemblée Nationale et le projet du code pastoral ont été jugés comme une « menace » pour la démocratie et la cohésion sociale dans le pays. Pour ce faire, le mémorandum recommande leur annulation « pure et simple ».
Le décret du Ministère de l’Administration du Territoire annonçant la déchéance de nationalité de Charfadine Galmaye Saleh et N’Guebla Makaïla n’a pas échappé au mémorandum du GCAP.
« Par cet acte « c’est l’état de droit qui est remis en cause dans le pays » peut-on lire dans le document.
Selon le mémorandum, pour sortir le pays du « gouffre où il est plongé », il est nécessaire d’organiser une concertation avec tous les acteurs politiques, les organisations de la société civile, ainsi que les personnes ressources.
Des actions de grande envergure telles que les campagnes de sensibilisation sur la modification de la Constitution et le code pastoral ont été annoncées prochainement dans les différentes provinces du pays.
Pansi Crépin Karbo/Dari Infos