Le samedi, 22 novembre 2025 se tenait à Johannesburg en Afrique du Sud le premier sommet du G20, groupe de 20 puissances mondiales sur le sol africain.
Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa dont le pays assure la présidence tournante du G20 a mis en avant les préoccupations des pays du Sud dits du « Sud Global » qui font face à des nombreux défis, notamment les défis climatiques, financiers, économiques et sociaux.
Lors du sommet les discussions ont été axées sur l’allégement de la dette, la lutte contre les inégalités mondiales, l’accès plus équitable au financement climatique et aux investissements de développement, ainsi que la question de la valeur des minerais stratégiques et leur rétention dans les économies locales. La présidence sud-africaine a poussé pour la création d’un Panel international des inégalités, similaire au GIEC pour le climat.
Malgré un contexte géopolitique tendu, les dirigeants présents au sommet ont réussi à adopter une déclaration commune. Outre la déclaration commune adoptée dès l’ouverture du sommet, le sommet a été dominé par la discussion d’un plan de paix américain en 28 points pour l’Ukraine, qui a été qualifié de « base qui requerra du travail supplémentaire » par les autres dirigeants, qui ont exprimé des inquiétudes concernant les limitations proposées pour les forces armées ukrainiennes.
La déclaration commune adoptée par les dirigeants des pays membres du G20 mentionne la volonté de garantir qu’une chaîne de valeur des minerais rares tant convoités par les grandes puissances puisse mieux résister aux perturbations telles que les tensions géopolitiques, mesures commerciales unilatérales, etc.
Ce premier sommet du G20 sur le sol africain a été marqué par l’absence du Président américain Donald Trump qui a boycotté l’événement en raison des tensions entre son administration et l’Afrique du Sud. Les Présidents russe, argentin et chinois n’étaient pas aussi présents lors du sommet.
La tenue de ce sommet en Afrique est un symbole fort de la reconnaissance du continent sur la scène de la gouvernance mondiale.
C’est dans cette optique que le Président Cyril Ramaphosa s’est félicité de la déclaration, y voyant un « important signal que le multilatéralisme peut arriver à des résultats ».
L’Afrique du Sud a passé la présidence tournante du G20 aux États-Unis.
Il faut noter que ce sommet a clairement mis en lumière la volonté des pays du Sud d’influencer l’ordre du jour mondial, en se concentrant sur les enjeux de développement et d’égalité entre les peuples et les nations du monde.
Pansi Crépin Karbo/Dari Infos