Étudiants de N’Djamena : entre ignorance et malhonnêteté
Majoritairement issus des différentes provinces du Tchad et de familles paysannes, les étudiants tchadiens, en particulier ceux de N’Djamena, sont souvent perçus par les habitants de la capitale comme des « délinquants » en raison de leur comportement jugé déplorable.
Pourtant considérés comme les futurs cadres du pays, ces étudiants se distinguent par des attitudes irrespectueuses dans les bus : cris, insultes, bousculades et manque de considération envers les passants, y compris les personnes âgées.
Cette situation irrite profondément la population, notamment face à une génération qui semble davantage en quête de désordre que de savoir.
Beaucoup ont l’impression que ces jeunes oublient le sacrifice de leurs parents, qui placent en eux leurs espoirs pour un avenir meilleur. Certains les qualifient de « maudits », d’autres estiment qu’ils sont « les étudiants les plus malheureux » du pays.
Par Conséquent, l’image des universités de N’Djamena est ternie. Pour beaucoup, ces établissements ne forment plus des intellectuels responsables, mais des « délinquants dépourvus de respect et de discipline ».
Aujourd’hui, il est devenu difficile pour un habitant de la capitale d’accorder son aide à un étudiant, tant leur réputation est entachée par ce manque de respect.
Il est urgent que les autorités en charge de l’éducation nationale et de l’Enseignement Supérieur prennent des mesures pour redresser ces comportements et restaurer l’image du système universitaire tchadien. Car l’avenir du pays repose sur ces jeunes, et un avenir ne peut se bâtir sur l’irrespect et l’indiscipline.
Kounchimné Gisèle