Le projet LAPIA a lancé officiellement ce 8 septembre 2026 à Kemkaba, avec pour ambition de renforcer les capacités des acteurs locaux en prévention et gestion des conflits. Porté par l’ADESPM et financé par l’Union européenne, il prévoit de former 25 leaders communautaires aux techniques de médiation.

‎Autorités administratives, chefs traditionnels, leaders communautaires et habitants ont participé à cette rencontre placée sous le signe de la paix et du dialogue. L’ADESPM veut ainsi réduire les tensions dans la sous-préfecture et consolider les mécanismes locaux de résolution pacifique. Les 25 leaders sélectionnés suivront une formation en médiation pour sensibiliser les populations et jouer un rôle actif sur le terrain.

‎Noubadoum Ndanga Carmel, chef de projet, a salué la mobilisation des autorités présentes. Il a précisé que LAPIA, mis en œuvre avec l’ADESPM, accompagne les communautés de Moussafoyo dans la prévention des conflits, en rappelant que la paix est une condition essentielle au développement local.

‎Le coordinateur de l’ADESPM à Moussafoyo a, lui, exhorté la population à s’approprier l’association et ses actions pour la paix et le développement. Il a rappelé que les démarches menées auprès des partenaires ont permis l’installation du projet dans la localité.

‎Le chef de canton de Moussafoyo, Tiganalbaye Naré Marc, a invité ses administrés à réserver un bon accueil au projet. Pour lui, c’est une vraie chance d’apprentissage : les connaissances des 25 leaders devront profiter à toute la communauté, notamment sur le vivre-ensemble, le dialogue, la tolérance et le respect mutuel. Il a encouragé chefs de villages, responsables de ferricks et acteurs communautaires à épauler les bénéficiaires pour que les enseignements se traduisent en actions concrètes. La paix, a-t-il insisté, est une responsabilité collective et permanente, et la stabilité reste le socle du développement.

‎Lançant officiellement les travaux, le sous-préfet de Moussafoyo, Mahamat Youssouf, a axé son discours sur la paix et la cohabitation harmonieuse. Il a appelé chefs de villages, responsables de ferricks et population à s’impliquer dans les activités de sensibilisation et à promouvoir le dialogue pour une vie commune apaisée. Il a salué l’initiative et remercié tous ceux qui ont contribué à sa réalisation.

‎Le projet LAPIA adresse un message clair à Moussafoyo : mieux vaut prévenir les conflits que les subir, et privilégier le dialogue à l’affrontement. Avec la formation de 25 leaders et l’engagement des autorités et des habitants, la médiation et le vivre-ensemble pourraient devenir des piliers durables de la paix et du développement dans la sous-préfecture.

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