Vers un renforcement de la coopération climatique et environnementale entre le Tchad et le Royaume Uni
En marge des travaux de la COP17, organisée à Oulan-Bator, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a échangé avec la Représentante du Royaume-Uni pour la Nature sur les perspectives de renforcement de la coopération entre les deux pays.
Les discussions ont porté principalement sur le financement climatique, la restauration des terres, la résilience des populations et la préservation de la biodiversité. Le ministre a salué l’engagement du Royaume-Uni aux côtés du Tchad et appelé à un meilleur alignement des programmes soutenus par les partenaires sur les priorités nationales.
La mobilisation des financements climatiques a occupé une place importante dans les échanges. Hassan Bakhit Djamous a plaidé pour un renforcement de l’accès direct du Tchad aux ressources climatiques internationales et sollicité l’appui britannique au processus d’accréditation du ministère chargé des Finances auprès des mécanismes internationaux de financement climatique. La partie britannique a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Tchad dans cette démarche.
Le ministre a également annoncé l’élaboration prochaine d’un plan d’investissement destiné à mobiliser les ressources du Fonds vert pour le climat déjà allouées au Tchad. Ce plan devra s’inscrire dans les priorités et orientations du Gouvernement.
Les échanges ont par ailleurs porté sur la conservation de la biodiversité et la restauration des terres dégradées. Le Tchad travaille à la constitution d’un portefeuille de projets dans le domaine de la biodiversité, tandis que la partie britannique a encouragé le développement d’initiatives associant adaptation climatique et conservation de la nature.
Hassan Bakhit Djamous a enfin présenté le projet POLOWNIA, consacré notamment à la lutte contre l’avancée du désert dans le Kanem et à la restauration des terres dégradées. Il a évoqué la nécessité de mobiliser des financements additionnels, notamment à travers le mécanisme du crédit carbone, dont le cadre de mise en œuvre est en cours d’élaboration.
La rencontre traduit la volonté des deux parties de renforcer une coopération davantage orientée vers des actions concrètes en matière de climat, de restauration des terres, de biodiversité et de financement climatique.