À la descente du viaduc de Dembé, situé à proximité du marché de Dembé, l’insalubrité s’impose au regard. Les abords de l’ouvrage sont transformés en un véritable dépotoir d’ordures. Restes alimentaires, sachets plastiques et autres déchets s’y entassent au grand jour, laissant planer des risques sanitaires sérieux.
En cette saison de pluies, ces dépôts sauvages favorisent la stagnation d’eaux insalubres et peuvent constituer un terrain propice à la propagation du choléra et d’autres maladies hydriques.
La question de responsabilité se pose : faut-il accuser l’incivisme des populations qui jettent leurs déchets n’importe où, ou pointer du doigt l’absence de mesures efficaces de la part de la mairie pour assurer la salubrité publique ? Entre l’incivisme des uns et la négligence des autres, la population de Dembé risque de payer le prix fort si rien n’est fait. Le choléra ne prévient pas : il frappe là où l’hygiène fait défaut. Quoi qu’il en soit, l’urgence d’une action commune s’impose pour éviter que cette situation ne vire à une crise sanitaire.
La rédaction