Le Burkina Faso met fin aux activités du projet Target Malaria sur toute l’étendue du territoire national.

C’est à communiqué publié ce vendredi, 22 août 2025 que le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) informe le public burkinabè qu »à la suite de la décision N° 2025-000011/MESRI/CAB/ANB du 18 août 2025 et de la Décision N°2025-096/MESRI/SG/CNRST/DG du 22 août 2025, il est mis fin à toutes les activités du projet Target Malaria sur toute l’étendue du territoire national.

Avec cette décision, le Burkina Faso met un terme à une phase expérimentale qui avait suscité de vifs débats autour de l’utilisation des moustiques génétiquement modifiés comme outil de lutte contre le paludisme.

Le communiqué poursuit en indiquant que les enceintes contenant les moustiques génétiquement modifiés sont sous scellés depuis le 18 août 2025 et tous les échantillons seront détruits suivant un protocole indiqué.

 

Avec cette décision, le Burkina Faso met un terme à une phase expérimentale qui avait suscité de vifs débats autour de l’utilisation des moustiques génétiquement modifiés comme outil de lutte contre le paludisme.

La veille, le 21 août 2025, la Coalition de veille sur les activités biotechnologiques (CVAB) avait animé une conférence de presse pour dénoncer le deuxième lâcher de 75 000 moustiques mâles génétiquement modifiés, effectué le 11 août à Souroukoudingan.

« Les moustiques mâles biaisés génétiquement modifiés sans impulsion génétique lâchés dans le village de Souroukoudingan, Province du Houet, Région du Guiriko ont été soigneusement traités par les services techniques compétents. », peut-on lire dans le communiqué du Ministre burkinabè.

Le forçage génétique est capable d’exterminer toute une espèce. Les impacts sur la santé et les écosystèmes sont inconnus et potentiellement irréversibles. Aucun pays n’a encore relâché de moustiques génétiquement forcés dans la nature. Le Burkina Faso, qui n’est pas à la pointe de cette technologie, ne peut servir de terrain d’expérimentation », avait déclaré Ali de Goamma Tapsoba, porte-parole de la coalition.

Dari infos avec Libre info

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