À Sarh, soixantaines des journalistes et jeunes leaders communautaires sont à l’école du savoir ce mercredi 13 août 2025, au centre Beyadji, axée sur la communication non violente et à la diffusion de messages de paix. C’est une initiative conjointe du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme et de la Médiature de la République, pour contrer la montée des discours de haine et renforcer la cohésion sociale.
Ce sont 30 journalistes et 30 jeunes leaders communautaires venus des provinces du Moyen-Chari et du Mandoul qui participent à cet atelier de formation axé sur la communication non violente, la gestion de l’information et la diffusion de messages de paix. Organisé par le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme, en partenariat avec la Médiature de la République, cette session de deux jours s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la promotion et à la protection des droits humains au Tchad.
Selon Sanda Bakary, conseiller à la Médiature de la République, la formation dépasse la simple transmission de connaissances : « Il s’agit aussi de prendre conscience d’une responsabilité collective : celle de lutter contre les discours de haine. »
Aichatou Garba, représentant le chef de bureau du HCDH, a insisté sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de ces propos nocifs : « Protéger les droits humains, préserver la cohésion sociale et promouvoir la paix », résume-t-elle.
Le délégué général du gouvernement auprès de la province du Moyen-Chari, Abderamane Ahmat Bargou, a salué l’initiative et exhorté les participants à « écouter, dialoguer et transmettre des messages justes », qu’il considère comme des actes fondateurs pour bâtir une paix durable.
Déoudé Ndjilbé Appolinaire/correspond Sarh