L’essentiel de la 26ème Assemblée Ordinaire des Ch3f d’États de la CEEAC
Les dirigeants de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), ont lors de leur 26ème sommet ordinaire, tenu ce vendredi 07 juin 2025 à Malabo (Guinée équatoriale), adopté plusieurs décisions majeures. Retour sur ces décisions, reconduites pour les unes et nouvelles pour les autres, sont destinées à renforcer le fonctionnement d’institution et l’intégration sous régionale.
Contrairement au 25ème sommet, celui de 2025 a adopté des mesures plus concrètes. Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de donner une forme concrète à la mise ne œuvre du projet de la Zone de Libre Échange dans l’espace CEEAC à partir d’Août 2025. L’année dernière, c’était juste une recommandation. Une mesure qui permet de libérer les 6 667 047 de kilomètres carrées à la circulation des biens et services et à la stimulation de la croissance, pour le bien des plus de 218 millions d’âmes qui l’habitent.
La 2ème décision avec effet immédiat est le retrait sans conditions des troupes rwandaises en RDC. Elle posée comme condition préalable pour le Rwanda de prendre la tête de la CEEAC. En attendant, la Guinnée Equatoriale conserve le fauteuil jusqu’à nouvel ordre.
La présidence de la commission de l’institution revient au Burundi. Le Vice-Président de la République, Prosper Bazombanza a annoncé à son retour au pays que le nom du Président sera communiqué aux autorités compétentes de la CEEAC par voie diplomatique.
Les dirigeants de la CEEAC ont décidé de respecter la durée des mandats des différents organes afin pour un fonctionnement exemplaire de l’institution. La conférence a également fixé au 31 Décembre 2025, la date limite de paiement des arriérés de cotisation des pays membres. L’institution sous régionale a besoin de renflouer ses caisses.
Enfin, la CEEAC veut démarrer en 2026, la mise en œuvre d’une contribution spéciale, appelée Contribution Communautaire d’Intégration destinée à soutenir le développement de tous les pays membres. C’est la raison qui pousse les Etats membres à apurer les arriérés de cotisation statutaires.